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2017-08-03T06:27:38+02:00

Etre maman de ces deux là

Publié par Virginie

Ces 4 derniers mois ont été emprunts d'inquiétude, de doutes, de questions, de fatigue, d'angoisses, de rires, d'émerveillement, de découverte, d'amour... L'arrivée de notre deuxième, un déménagement dans une nouvelle région, le deuil de projets rêvés pendant des mois...

Il y a eu ces soirs, les trois premières semaines qui ont suivi le déménagement, où une fois la porte de la chambre de mon aîné fermée, la petite dernière ayant rejoint les bras de Morphée quelques minutes plus tôt, je m'effondrais en larmes. Tous les soirs alors des larmes de culpabilité, de honte, d'épuisement rongeaient mes joues. Je me réveillais le matin la boule au ventre. J'étais terrifiée à l'idée de ne pas savoir contenir mes cris, mon exaspération, de me laisser déborder par ma fatigue et mon besoin de rentrer chez moi. J'attendais les siestes autant que je les appréhendais, espérant souvent en vain qu'elles durent plus de 30 minutes et qu'ils la fassent en même temps. 

Je me retrouvais face à un petit garçon plein de colère face à tous ces chamboulements qu'on lui imposait. Rien ne trouver grâce à ses yeux. Toute frustration était motif à des hurlements, atteignant mes limites, moi-même submergée par des sentiments contradictoires. Et puis il y avait ce petit bébé qui me causait tellement de soucis. Le sang dans les selles, les vomis à rendre des biberons entiers, le poids qu'elle ne prenait pas... Les allers retours chez le pédiatre, la difficulté à trouver la cause de ce qui la faisait souffrir et à la soulager. J'ai vu plus souvent le pédiatre ces trois premières semaines de notre nouvelle vie que les deux mois qui avaient précédé.

Je pleurais plusieurs fois par jour, à fleur de peau. Je ne supportais pas la maman que je devenais. De honte je m'isolais. Comment avouer l'inavouable? Comment parler de tout ça? A qui? Encore une fois je me sentais nulle à cette place de maman. Je ne me trouvais pas légitime, me renvoyant constamment à mes vieux démons lors des premiers mois de vie de Sasha. Alors je me cachais. Ne dévoilant qu'à demis mots ma solitude et mes difficultés, ma souffrance, à celles et ceux qui voulaient bien prendre de mes nouvelles et l'entendre.  La honte est un sentiment pernicieux... 

Et puis petit à petit on a pu trouver chacun notre place dans cette nouvelle vie à 4, loin des nôtres. On a trouvé notre rythme aussi...et même des siestes en quasi simultané. J'ai beaucoup parlé à Sasha, à Iloha aussi. Je me suis beaucoup excusée. Et puis doucement j'ai réappris à vivre chaque jour comme un moment unique, à vivre au jour le jour sans me projeter en fonction de la veille. Enfin j'ai pris de nouveau plaisir à être la maman de ces deux-là. Je les ai regardés se découvrir, émerveillée par ces deux petites personnes, je les ai regardé apprendre et grandir. Après trois semaines de conflits permanents, de cris, de pleurs, le rire a à nouveau envahi la maison, et je me suis retrouvée en les trouvant eux. Et même si aujourd'hui encore il y a des moments difficiles, je me sens tellement soulagée en repensant à cette période. Je me regarde à nouveau dans le miroir et je m'accepte, je suis bien avec moi-même car je suis bien avec la maman que je suis à nouveau.

Un article qu'il me tenait à coeur d'écrire. Il m'aura pourtant fallu presque deux mois pour arriver à mettre des mots dessus, et à y repenser sans me sentir à nouveau envahie par l'angoisse. Merci de m'avoir lu...

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2017-01-16T19:48:43+01:00

Devenir mère...

Publié par Virginie

Il y a encore quelques jours je lisais un article sur le blog d'une jeune maman faisant état de la difficulté à devenir maman et du silence autour de ça. Je me suis fait la réflexion qu'aujourd'hui la communauté de maman qui se crée sur les réseaux sociaux (insta, facebook, forums...) échange au contraire beaucoup sur ce sujet. Dans une société où la place de la mère est sacralisée, où il faudrait renvoyer l'image d'une mère empreinte de calme, de patience inébranlable, et d'amour inconditionnel toujours bien mesuré, où certaines prennent le parti de nous envoyer en pleine figure leurs photos parfaites de leur famille parfaite, d'autres s'élèvent, s'expriment, osent le dire: être mère c'est quand même la misère certains jours. En témoigne le sketch hilarant, quoique quelque peu caricaturé, de Florence Foresti. En témoigne les échanges en insta direct "J'en peux plus. Comment vous faites [pour les nuits, les repas, les bibs, le caractère, la phase d'opposition...], et notre soulagement "je ne suis pas la seule". 

A cette époque où on s'entend dire par les femmes qui ont des difficultés à avoir des enfants qu'on ne devrait pas se plaindre, je réponds que la difficulté d'avoir un enfant n'empêche en rien la difficulté d'être mère. Je devrais même parler d'être parent. Je crois que les papas d'aujourd'hui ne sont pas en reste face à tout ça.

Etre mère, être parent, est une aventure, certes magnifique, mais aux milles péripéties et semée d'embuches. Certaines nous semblent insurmontables. Certaines éveillent en nous des sentiments terrifiants jusqu'alors inconnus. J'en ai souvent parlé ici, plus ou moins à demi-mot, souvent bloquée par le regard du lecteur sur la maman pleine de doute et de fragilité que je suis. Aujourd'hui j'ai envie de vous dévoiler ces émotions qui nous font humaines, sans filtre à mettre sur le teint parfois terne de la réalité. Le positif, le négatif, l'inconditionnel, l'insurmontable.

 

Etre mère, c'est d'abord un amour absolument inconditionnel, de ces choses qui vous transcendent, au delà du nommable. Il vous prend physiquement. Il vous coupe le souffle. Pour certaines le jour où elles apprennent leur grossesse, d'autres à la première écho ou aux premiers coups, d'autres encore le jour de la naissance, et certaines bien plus tard, quand la rencontre peut enfin s'établir. Mais peu importe le moment, quand cet amour vous prend vous n'avez plus le choix. Vous êtes envahies, piégées, c'est au-delà de la raison et des mots. Je dis toujours quand on me demande que rien n'est comparable à ce sentiment, aucun voyage, aucune rencontre, aucun projet ne nous fait connaitre ce sentiment, cette reconnaissance, cette intensité.

Avec cet amour, indissociable, nous envahit l'inquiétude.Cette inquiétude elle ne nous quitte plus. Elle naît à l'instant même où on devient maman pour ne plus disparaître. Certains jours elle se met en sourdine, plus ou moins. Mais ce petit être qui va grandir, ce petit être à qui nous nous devons de donner les moyens de grandir, va occuper chacune de nos pensées, 7j/7, 24h/24.  Du matin quand on se lèvre au soir quand on se couche, au moindre bruit la nuit, nos pensées vont prioritairement systématiquement vers lui. Cette inquiétude indissociable de l'amour peut être aussi difficile à porter. Certains jours j'aimerais avoir à ne me soucier que de moi. J'aimerais ne pas avoir à me lever pour m'occuper de cet enfant que j'ai mis au monde. J'aimerais ne pas avoir à m'occuper de cet autre qui ne me quitte pas même quand j'ai refermé derrière moi le portillon de la crèche.

Cette inquiétude est épuisante. Voilà une chose à laquelle nous ne sommes pas préparées. La fatigue qu'engendre la maternité.Et je ne parle pas de l'accouchement et des quelques mois, pour les plus chanceuses, de nuits entrecoupées. Cette fatigue qui débute là, même avant,pendant les derniers mois de la grossesse, elle ne nous quitte plus. Elle se modifie. Elle devient latente. Parce qu'il faut tenir, parce qu'il faut s'occuper de lui, l'aimer, ne pas trop le laisser devant la télé, le sortir, l'occuper alors qu"on aimerait juste son canapé, son plaid et le feuilleton de la 6. Cette fatigue on la combat au quotidien pour eux. Et puis certains jours elle nous envahit, elle nous rattrape. Si vous êtes maman, vous les connaissez certainement vous aussi ces jours. Si vous ne l'êtes pas sachez qu'être mère est un rôle hors norme, dans tous les sens de son terme, peu importe le nombre de semaines, mois, années qu'il nous a fallu pour tomber enceinte. Cette fatigue elle nous emmène parfois hors de nous même.

Ces jours là c'est comme si vous ne deveniez que colère, impatience, irritabilité. Cet enfant vous semble insupportable, et il fait tout pour vous le prouver, pour répondre à votre demande. C'est le jour qu'il choisit pour ne pas manger, dormir, pour chouiner, faire la moindre bêtise qui passe. Alors vous êtes envahis par des sentiments terrifiants. Il m'est arrivé de ressentir une profonde haine envers mon fils, ma chaire, ma vie. La haine de ce qu'il pouvait me faire ressentir, la haine de ma difficulté dans ces moments là à être cette maman patiente, douce, calme devant toutes les tempêtes. Ces jours là je crie, je pleure, je me mets en colère. J'ai beau avoir lu tous les livres d'Isabelle Filliozat, je n'en reste pas moins une maman humaine et vivante. Je ne suis pas un récit sur du papier, une photo avec filtre sur insta. Je ne suis pas abnégation totale de la personne que je suis. Je n'en suis pas là. Et heureusement je crois. Je ne suis pas certaine que montrer à mon fils une mère toujours capable d'une totale maitrise d'elle même, alors même que je l'invite à exprimer ses émotions pour qu'il se construise sans les nier, soit lui montrer ce que c'est qu'être humain. Alors ça n'est pas la meilleure façon de faire que de crier, me mettre en colère...je m'excuse souvent après, en le prenant contre moi et en lui expliquant les raisons de mon état...je m'excuse d'être humaine...

Quand on se retrouve jeune maman devant son bébé il y a une vérité qui nous explose au visage: vous avez beau être sa maman, être censée savoir et tout connaître de votre enfant, et bien certains jours vous êtes totalement démunis et vous ne le comprenez pas. Et il va pleurer. Certaines fois toute la journée, entraînant vos larmes à vous. Puis le soir, quand le papa rentrera, il lui suffira de le prendre dans les bras pendant quelques minutes pour que la magie opère et que le silence se fasse entendre...Cet enfant qui n'a cessé de hurler a trouvé réconfort...et ce n'est pas dans vos bras, vous, sa maman, celle qui doit panser toutes ses blessures. Vous allez vous en vouloir, vous allez lui en vouloir, et au papa aussi. Vous allez détester ces moments où c'est à ce pont insoutenable ces cris qui ne veulent cesser que vous vous imaginerez le secouer, le jeter par la fenêtre, lui mettre un coussin sur la tête, juste pour que ça s'arrête. Ces images sont d'une violence extrême pour une maman. Mais il faut savoir que la plupart d'entre nous y sommes passées. Si une amie ne m'avait pas dit "attention ca va arriver", j'aurais pris peur,je me serais crue folle...non c'est juste normal. Il n'y a rien de plus aliénant que les pleurs d"un bébé. Et plus encore quand c'est le vôtre. Parce qu'en plus de subir, vous êtes impuissante. Et puis avec l'âge, c'est de d'autres moyens qu'ils trouvent des façons de vous pousser au-delà de vos limites. Parce qu'en devenant mère on réalise que nos limites ne sont pas là où on le pensait. Et tant que nous n'y sommes pas confrontées nous ne les connaissons pas. Et cette confrontation elle fait violence, au plus profond de nous. Mais elle devient une force aussi. Parce qu'ils nous poussent aussi dans le meilleur de nos limites.

Mais voilà tous ces sentiments ils ont des conséquences. Ces conséquences elles se retrouvent notamment dans la perte de soi et du couple. Les débuts de l'arrivée d'un nouvel habitant remet énormément de choses en cause. La fatigue, ce corps qui a souffert, l'apprentissage des uns et des autres dans un nouveau rôle, la confiance en soi qui se tisse plus ou moins facilement...autant d'épreuves qui peuvent amener la jeune maman à avoir l'impression de se perdre dans la venue de ce bébé. J'avais déjà pu en parler  ainsi que des retentissements possibles dans le couple. Alors on vous dira qu'il faut se prendre du temps pour soi et du temps à deux. Je dirais que ça me semble essentiel, mais pas évident, et que ça peut prendre du temps d'être prête à arriver à cette étape là. Et si vous avez besoin de ce temps, prenez le. 

Parce qu'il y a une dernière chose qui est importante à savoir. J'aurais pu en parler avec l'amour, mais je voulais garder de bonnes choses pour la fin. Qui plus est pour prendre du temps pour soi il faut savoir une chose. C'est que votre enfant va vous manquer comme personne ne vous aura jamais manqué. Ca aura beau faire du bien, le plus grand bien, une aprem chez le coiffeur, une soirée/nuit en amoureux, un resto entre filles, vous aurez beau avoir hâte, le manque de lui va s'installer très vite. Vous le portez en vous, il est vos entrailles. C'est pour ça que je parle d'être prête à le laisser pour s'occuper de soi. Parce qu'il vous manque si vite. C'est même surprenant la hâte que vous aviez à le laisser et la rapidité à laquelle vous vous retrouvez à regarder des photos de lui sur votre téléphone. Toute la mesure de cet amour inconditionnel est dans ce manque.

 

Etre maman, être parent, c'est un mélange de sentiments et d'émotions qui sont d'une telle puissance qu'ils vous rendent démunis en même temps qu"ils vous donnent une force incroyable. Affronter les péripéties de la maternité réveille en nous de nouvelles possibilités. Après tout pour notre tout petit nous affronterions toutes les tempêtes, nous sommes prêtes à tout.

"Le plus difficile dans la maternité, c'est cette inquiétude intérieure que l'on ne doit pas montrer" Audrey Hepburn....Voilà je vous ai tout dit...ou presque.

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2016-11-22T12:24:02+01:00

A toi

Publié par aupetitbonheur

Tu n’étais pas une grand-mère parfaite. Je n’ai pas été une petite-fille parfaite. Loin s’en faut. A nous deux on réunissait pas mal de défauts.

Toi la têtue, la caractérielle. Toi la force, la résilience. Toi, l’enfant puis la femme que la vie avait oublié d’épargner. Te construisant dans la souffrance de l’absence des gens les plus aimés. Toi qui n’as connu que l’amour dans la perte. Espoirs déchus. Tu as aimé toute ta vie à l’imparfait, faisant de toi une mère beaucoup trop imparfaite pour beaucoup trop de tes enfants. C’est vrai que des choses à te reprocher ils en avaient. Mais jamais ils n’ont essayé d’apprendre l’enfant puis la femme que tu avais été. Empreinte de ton mal d’amour, tu n’as pas su aimer, tu n’as pas su leur montrer.

Moi, la seule petite fille que tu as vraiment pris le temps de connaître, grâce aux espoirs d’une fille mal aimée devenue mère à son tour. Moi qui ai construit une partie de ma vie grâce à toi.

Le pain dur qu’on faisait tremper pour donner aux pigeons, tes tentatives échouées de réussir un repas équilibré, nos balades matinales au marché, les jeux d’eau que tu m’y achetais, les bassines remplies d’eau pour y jouer, les frites surgelées… Puis nos rires, nos instants de tendresse.

Et puis ton absence. Du jour au lendemain la douleur de l’absence, pour mes yeux d’enfant qui ne saisissait pas toute la complexité des relations humaines. Plus de 10ans. C’est long 10 ans. Pourtant j’ai essayé. Les appels, les visites. Mais rien d’autre ne te préoccupait plus que ta nouvelle vie. Cette vie, je l’ai compris plus tard, qui venait panser ce mal d’amour qu’on n’arrivait pas à combler. Non pas qu’on ne t’aimait pas assez, mais pas comme il le fallait.

Quand tu es réapparue dans nos vies, plus de 10 ans après, bien malgré toi, bien malgré nous, il a fallu choisir. Te pardonner ou pas. Le pardon est un long chemin. Il l’a été pour beaucoup d’entre nous. Et puis le temps a fait son œuvre, et tu as vieilli. A 90 ans, tous les maux qui t’atteignaient ne suffisaient pas à te faire faillir. Tu en ressortais toujours plus forte. Parce que la vie t’avait mis face à tant d’épreuves qu’une hospitalisation n’égalait jamais la souffrance ancrée en toi.

Mamie. Je me suis mariée il y a un mois et demi. Je devais t’amener ton petit cadeau et en profiter pour t’annoncer ma grossesse, mais j’ai tardé, reportant toujours à demain. Puis tu as été hospitalisée. Et comme chaque fois j’ai refusé de te voir dans cet environnement stérile. Je viendrais te voir après.

Je t’ai revu ce lundi matin à 6h30. Ton corps commençait à refroidir. Même s’il semblait que  tu dormais, on voyait les prémisses d’une mort passée par là. Je n’ai pas voulu te toucher, préférant garder ancrée en moi la chaleur de ton corps plein de vie. C’est une fois seule avec toi que j’ai pleuré. Je n’étais pas venu t’apporter ton cadeau de mon mariage, te montrer les photos et surtout t’annoncer que c’était une petite-fille. Cette petite fille que tu me réclamais chaque fois que je venais te voir, mais que tu ne tiendras jamais dans tes bras.

Alors j’ai pleuré la petite fille égoïste que j’ai été, incapable de venir te voir parce que fatiguée, trop loin, d’autres choses à faire. J’ai pleuré ma stupidité. Celle qui m’a fait croire que cette fois encore je viendrais taper à la porte de ta chambre, que tu me raconterais ta maman partie trop tôt, les corps sans vie que tu as découvert de ta sœur et ta nièce préférant la rejoindre, ce père te faisant porter la culpabilité de trop de choses dont tu n’étais pas responsable, la faim, le froid, la solitude, l’impossibilité de suivre l’homme que tu aimais, la souffrance physique d’un mariage sans amour, un divorce, ces enfants qui prenaient trop de place pour ton cœur tellement lourd. Je ne parlerai plus trop fort pour que tu m’entendes, je ne te piquerais plus les kinder que maman t’achetait et que tu n’aimais pas, on ne rira plus en refaisant le monde…

Il parait que c’est beau quand on arrive de l’autre côté. J’ai lu ça quelque part. On y retrouve les gens qu’on a tant aimés. Ils sont tous là, à nous attendre. Va mamie. Rejoins-les. Embrasse-les. Profite de votre éternité. Veille un peu sur nous aussi. Je ne te dis pas à bientôt, ce serait trop tôt pour moi, mais un jour je sais qu’on se retrouvera là-bas. Et puis mamie, je ne te l’ai jamais dit, mais je t’aime.

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2016-11-15T19:44:29+01:00

La grossesse, une idylle?

Publié par aupetitbonheur

La grossesse est cet état si spécial qui rend paraît-il belles toutes les femmes. C'est ce ventre rond que tu regardes à la caisse d'un magasin, dans la rue, cette femme qui pose ses mains sur ce bidon  de manière totalement vouée, dévouée, en lionne, en poule et en louve, et qui te procure un petit quelque chose du côté de l'envie. Avant d'avoir connu ma première grossesse, et après, cette sensation entre l'envie et la profonde sérénité m'a toujours envahi face aux femmes enceintes. 

Aujourd'hui je vis ma deuxième grossesse. Et ce soir en me déshabillant pour prendre ma douche, je me suis croisée de dos dans le miroir et je n'ai pas du tout aimé le changement que j'y ai vu, alors que de face j'adore mes seins devenus lourds et mon ventre tout rond. Puis je suis passée sous la douche, et pendant que le jet d'eau soulageait mes reins je me faisais la réflexion de toutes ces choses que j'aime de la grossesse, toutes celles que je n'aime pas voir déteste, ce qui me manque et ce qui ne me manque pas du tout. Et puis j'ai eu envie de le partager avec vous.

Je vous disais donc que j'avais détesté croisé mon profil 3/4 dos (oui parce qu'entièrement de dos je n'aurais pas pu me voir, ma tête ne fait pas encore un tour complet sur elle même). J'y ai vu ces poignées d'amour que j'ai mis tant de temps a effacé cette dernière année. J'y ai vu mes épaules affaissées sous le poids de mes seins et de mon petit ventre. Je n'aime pas mes cheveux non plus. Certaines femmes ont cette chance d'avoir de magnifiques cheveux pendant leur grossesse...et bien je n'en fais pas partie. Ils sont toujours aussi chaotiques, et donc toujours attachés. Je déteste me sentir amoindrie à cause de cette sciatique qui me fait souffrir, m'empêche de dormir, m'oblige à bouger comme une mamie de 80ans.

En plus de ne pas aimer cette partie de la grossesse, des choses de l'état de non enceintitude (mot inventé par moi à l'instant) me manquent. A commencer par une bière et un verre de vin rouge!! OMG comme j'aurais aimé cet été pouvoir tremper mes lèvres dans une bonne bière fraîche à la terrasse d'un café. Vous me direz certainement que la bière sans alcool existe, et je ne le sais que trop vu que mon frigo n'en a jamais manqué. Mais tentez dans un bar de demander un bière sans alcool....vous finissez avec un Perrier Menthe. Quant au vin...non le vin sans alcool n'existe pas. Et me servir un verre de jus de raisin n'y remédie pas. Et qu'est ce que j'en ai envie de ce verre! J'en profite d'ailleurs pour remercier mon homme de ne pas se priver d'en boire un verre ou deux de temps en temps à table, alors que j'en bave. Quand on s'est marié pour le meilleur ou pour le pire je pensais que ça comprenait son total soutien et donc sa totale abstinence en même temps que la mienne. En parlant de vin, le VRAI fromage me manque aussi. Celui qui coule, qui pue, qui n'est pas pasteurisé. 

Mon souffle me manque aussi, quand je monte les escaliers en portant le loustik, ou quand je fais plusieurs allers-retours du salon aux chambres à l'étage. Les trois premiers mois j'ai été très fatiguée, je dormais énormément la journée. Ma vitalité, mon besoin d'être toujours active m'ont énormément manqué. Par chance cette fatigue est partie avec le troisième mois, et je suis toujours par monts et par vaux. C'est d'ailleurs pendant cette période que ma situation de chômeuse a commencé à devenir vraiment pesante. Si cet état léthargique avait continué je pense que je l'aurais vraiment très mal vécu.

Oh une chose aussi, et je n'aurais jamais cru le dire un jour:  Le sport me manque!! mais paradoxalement je n'ai aucune motivation à le reprendre. Chaque semaine je me dis "aller la semaine prochaine je reprends", et puis je ne cesse de reporter, et ce depuis un peu plus de deux mois;

Je n'aime pas non plus cette facilité avec laquelle les gens vous touchent le ventre sans vous avoir demandé avant. "Euh dis donc j'ai beau être enceinte, ce ventre m'appartient toujours que je sache!". Il y a peut-être de cet instinct de protection donc certaines parlent, mais pour moi c'est surtout une incapacité à supporter qu'on me touche une partie du corps, qu'on ne te caresse pas en temps normal, au lieu de te dire bonjour. 

Heureusement dans tout ça il y a aussi des choses que j'adore et qui ne me manquent pas du tout, à commencer par ce qu'on appelle les "ragnagnas". Olala mais quelle joie de ne plus avoir à se préoccuper de cela tous les mois. Je me souviens à la fin de ma première grossesse avoir détesté leur retour. En fait en réfléchissant bien je dirais que c'est la seule chose qui ne me manque pas. 

Par contre j'aime plein de choses. J'adore mon ventre qui s'arrondit. J'adore ses petits coups. Ce bébé qui n'aime pas quand je replie mes jambes contre moi, et qui me met des coups dans le bas ventre comme pour me dire "dis maman tu me vires tes cuisses de là, ça fait des plis et je ne suis pas à mon aise". Ou alors quand je sens cette petite boule pousser sur mon ventre, comme si elle s'étirait, prenant appui sur mes parois. J'appréhende de ne plus revivre ces sensations de profonde plénitude quand on sent son bébé bouger en soi. C'est vrai que c'est étrange et que parfois vous vous demandez quel alien a envahi votre corps. Mais c'est tellement intense, si doux cette relation qui se tisse déjà, ce bébé en train de grandir en soi, et nous en train de le couver. 

Le formage, la bière, le verre de vin peuvent bien patienter quelques mois, je suis en train de réaliser la plus belle chose au monde.

Et vous qu'est ce que vous (avez) aimez, détestez? qu'est ce qui vous manque ou pas?

(cette photo n'est pas parfaite. Notre salle de bain n'est pas parfaite. Mais en fait nous ne sommes pas parfaits!)

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2016-11-07T07:56:44+01:00

Ce que j'ai appris de toi

Publié par aupetitbonheur

Bientôt deux ans que tu es entré dans nos vies. Deux ans bientôt mon petit moussaillon, mon loustik, mon loulou, mon chat, mon coeur, mon asticot, mon chéri, mon amour de ma vie, que tu as tout chamboulé, les idées reçues, les principes, les convictions, les certitudes que j'avais alors quand je t'imaginais avec nous.

Deux ans. Cet âge où chaque jour semble t'enrichir de nouvelles connaissances, de nouveaux apprentissages, de nouveaux savoirs, m'enrichissant de plus de fierté encore de te voir devenir un petit garçon si épanoui et avec ton caractère bien trempé. Il y a deux ans, alors que tu étais au chaud en moi, je m'imaginais t'accompagnant sur le chemin de la vie. Te faisant grandir, t'apprenant à chacun de tes pas, à ceux que tu réussis à franchir d'être fier de toi, à ceux que tu échoues de recommencer encore jusqu'à y arriver. T'apprenant la tolérance, l'amour de ton prochain, la politesse, le respect. T'apprenant la confiance en toi avant tout, et en nous. Mais aussi tes premiers pas, tes premiers mots, tes premières phrases, tes premières expressions à mourir de rire. Tout cela, chaque jour avec ton papa, avec nos failles et nos faiblesses, nous essayons de te l'apporter au mieux. Et quelle fierté quand des gens nous interpellent dans un parc alors que tu es en train de jouer en riant aux éclats, quelle fierté de les entendre nous dire que ça se voit combien tu es un petit homme épanouie et heureux. 

Mon doux bébé, il y avait toutefois quelque chose que je ne savais pas. Je n'en avais pas mesurer l'ampleur. Je croyais que tu apprendrais tout de moi, de nous (et les bêtises de ton grand-père ou de tes "coquins" de la crèche). Mais jamais je n'avais imaginé combien j'apprendrais de toi. Evidemment tu m'as fait devenir mère, et c'est en faisant ta connaissance que je me suis découverte. Mais chaque jour, et plus encore aujourd'hui, tu me questionnes sur moi. Sur ma place de maman, sur cet amour indéfinissable tant il est grand et effrayant parfois, sur ma façon de réagir face à tes crises de colère, sur ma patience mais aussi mes impatiences, sur mes débordements puis ma culpabilité. Mais ce que j'aime par dessus tout c'est me mettre à ta hauteur pour découvrir le monde un peu plus à travers toi. J'en ai choqué plus d'un à m'asseoir par terre avec toi dans la terre, mais quelle importance, j'y ai vu le monde un peu plus avec tes yeux. Tes "maman qué c'est ça?" auxquels je ne pouvais répondre de ma hauteur d'adulte, tes "mais non maman chut écoute" que je ne pouvais entendre dans le brouhaha de ma tête qui pensent aux courses, au repas du soir, au ménage... Ta capacité à m'amener à me poser sur toutes ces choses si simples qu'on oublie parfois,trop souvent, que tu oublieras certainement et redécouvriras à ton tour plus tard. 

Il y a des matins où quand je t'entends te réveiller, j'envie ma vie d'avant toi. Les heures passées au lit à traîner, les moments enroulés dans un plaid sur le canapé, l'insouciance, l'imprévisible d'une journée où tout est à faire (ou rien d'ailleurs), sortir avec mes amies sans me soucier de personne d'autre que moi, aller prendre soin de moi chez le coiffeur, faire les boutiques pour moi sans penser à un autre, ne pas penser aux repas mais grignoter toute la journée au grès de mes envies, laisser les machines s'accumuler, me regarder un film un dimanche après-midi collée à ton papa... Et puis je me lève, j'arrive dans ta chambre, tu me souris et crie "Maman" dans un éclat de rire. Et alors malgré mon envie de traîner au lit seule avec moi-même, je sais combien ma vie était vide sans toi avant que tu ne viennes la ponctuer de tes rires, de ta petite voix grave, de tes "maman", de tes "non non" et parfois tes "oui oui". Toi ma "basarette", mon vrai bavard, celui qui ne s'arrête jamais, et qui me fait apprécier ton sommeil et le silence, mais dans lesquels il manque trop vite ta voix. 

Mon loustik bientôt deux ans, bientôt grand frère... Tu seras toujours mon bébé, tu seras toujours celui qui m'a inventé mère, maman. 

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2016-10-18T05:59:34+02:00

Crevette ou têtard??

Publié par aupetitbonheur

Hier, mon joli petit ange, nous avons découvert ton secret avec ton papa. Quelle aventure, quelles petites péripéties nous avons vécu là. Je vais te raconter, parce qu'il parait que tu les ressens ces mots que je me murmure tout bas, tu sens leur vibration, tu sens leur émotion, alors je vais te dire, je vais te raconter combien j'ai été excitée, puis déçue, puis inquiète pour toi, pour enfin être surprise et soulagée.

Tout a commencé il y a quelques mois quand j'ai su que tu t'étais logée là dans mon bidon. Evidemment je sais bien que lors d'un suivi de grossesse normale, les échographies pour découvrir ce petit être qui grandit se comptent au nombre de trois. Seulement voilà, moi je n'avais pas connu ça. Ton grand frère nous a causé quelques soucis pendant que je le couvais. De fait nous l'avons rencontré tous les mois puis toutes les trois semaines, et quelques fois tous les 15 jours. Ces rencontres étaient source d'appréhension et d'inquiétude, mais elles étaient aussi impatience et joie. Le voir si souvent me donnait l'impression de le connaître déjà.

Voilà donc qui peut t'éclairer un peu sur la déception que j'ai ressenti quand ayant commencé mon suivi dès le début de ma grossesse à la maternité, début septembre, n'ayant pas trouvé de gygy, la secrétaire m'annonce que la prochaine écho est fin novembre.Si j'avais su cela avant de sortir du bureau du médecin je le lui aurais demandé. Oui je lui aurais demandé si il pensait que tu étais une petite fille ou un petit mec.

Je les trouve formidable ces parents capables d'une telle abnégation qu'ils veulent et peuvent attendre jusqu'à la naissance de l'enfant pour savoir. C'est faire preuve d'un lâcher prise, tu apprendras plus tard, dont je ne suis pas capable. Moi la curieuse et l'impatiente, il me faut pouvoir me projeter avec aux bras non pas un bébé mais ma petite crevette ou mon petit têtard. C'est là qu'ont commencé les péripéties. Et j'ai fait des pieds et des mains (pardonne ta mère pour ses habitudes marseillaises à tout amplifier), ou presque pour découvrir ton petit secret avant les deux mois et demi annoncés.

J'ai fait le tour de tous les gynécos, allant jusqu'à une heure de route de la maison, pour demander un suivi. Mais tous sans exception ont refusé car j'étais déjà à plus de 12sa. Je crois que j'ai du appeler 20 gynéco. Et toujours la même réponse. Par contre j'ai été surprise du nombre de secrétaire homme pour travailler dans un cabinet de gynéco. Tu t'en fous, et j'espère que quand tu seras adulte ces considérations n'existeront plus, mais je dois bien l'avouer qu'expliquer un problème de mycoses à un secrétaire homme au téléphone ne doit pas être évident. Enfin bon. 

Après ces appels infructueux, je me suis penchée sur la question sérieusement: Qui, mais qui, serait en mesure de me prescrire une écho sans trop rechigner. Pas mon médecin traitant c'est certain. Cette vieille dame trop conformiste qui m'épuise. Alors j'ai pensé à mon médecin de famille. Cet homme qui me connait depuis mes 4/5 ans, et qui suit toujours mes parents. Cet homme qui a toujours eu une oreille attentive et affectueuse. Je lu ai envoyé un mail. J'en ai un peu rajouté, mais il me connait bien. Je lui ai dit tout ce que je ressentais, cette frustration et mon envie, non mon besoin de te connaitre un peu plus. Serait-il mon sauveur en acceptant de me prescrire une écho?! Et....il a accepté!!!! 

Alors une nouvelle mission s'est présentée. Trouver un centre d'écho qui faisait des écho obstétricales. Et bien c'est pas facile. J'en ai fait 6, avant qu'un, celui à 7min de la maison, dans un petit village voisin, me donne une réponse positive! Rdv pris pour dans.....24jours! "Euh...vous avez pas avant Madame? -C'est une urgence? -Euh..." Je ne pouvais décemment pas dire oui. Ça aurait été un terrible mensonge, et j'ai été prise de culpabilité. " Non non. Le 17 octobre ça sera parfait". Je fais rapidement mes calculs, je serais presque à 17sa. Je n'ai pas lu quelque part, qu'à ce terme les parties génitales de la fille comme du garçon sont bien formées et l'écho est donc plus sure?... Bon bah c'est parfait tout ça. (la fille qui se rassure comme elle peut).

Et puis j'ai compté les jours. A la question "Vous savez si c'est une fille ou un garçon", je répondais, "non, on devrait être fixé dans 17/12/9/5 jours". Mon coeur était plein d'espoir. L'homme avait posé sa journée, et pour le loustik, ton grand frère, aussi, pas de crèche. J'essayais de me raisonner en me disant que rien n'était certain, qu'il pouvait très bien refuser de me le dire. Mais j'avais tellement envie que ça le fasse, je désirais tellement savoir qui d'une crevette ou d'un têtard viendrait rejoindre notre jolie famille!!

17 octobre. Je suis surexcitée. J'ai qu'une hâte, partir à l'écho. Je vais te revoir mon bébé2, et te présenter à ton grand frère. Les heures ne passent pas, je m'occupe comme je peux: le linge, la vaisselle, changer le loustik, le rechanger encore une fois, passer le balais alors que ton père est en train de poncer du siporex (le truc qui sert à rien)...Et enfin on y va.

En se garant, ton papa se fait alpaguer par un vieux monsieur dont la voiture ne démarre plus, et qui a besoin d'aide pour recharger la batterie. Je me rends donc seule pour me présenter au secrétariat en attendant qu'il ait fini. Je m'annonce. La secrétaire me regarde avec un air contrit. "Vous êtes seule avec l'enfant? -euh... - Non parce que le médecin ne veut pas d'enfant pendant l'écho". Alors là arrive le moment où les hormones + la déception = je vais me mettre à pleurer. Non non résiste Virginie. Ok le loustik ne peut pas venir, ce qui veut dire que l'homme devra le garder et ne sera pas là avec toi, mais ça va le faire. Pas vrai?! La déception est énorme, je suis à fleur de peau mais j'arrive à retenir mes larmes. Ton papa entre à son tour dans la salle d'attente. Je lui explique rapidement la situation, je le sens déçu aussi, il sort avec le petit, je me retrouve seule.

Après 20min d'attente, c'est mon tour. "Enlevez votre pantalon, allongez vous". Un sourire c'est possible? Bon je te passe les détails de l'écho, tu as tout senti en plus, toi mon bébé qui semblait dormir. En fait ça a été la plus jolie écho que j'ai passé. Le médecin m'a tout tout détaillé, elle a duré 45min, c'était extraordinaire. Pour le loustik les échos étaient toujours très rapides, comme elle le voyait tous les mois voir plus. Mon seul regret a été l'absence de mes hommes. A chaque mesure il disait "ah ça s'est parfait", et moi je jubilais de fierté (hashtag maman trop fière et déjà gaga!!). A un moment je lui ai demandé si on pouvait avoir une estimation du sexe, il m'a confirmé qu'après avoir pris toutes ses mesures il regarderait. Je lui explique que le papa n'a pas pu rentrer pour garder notre fils. Que du coup j'aimerais qu'il me l'écrive sur un papier mis sous pli pour que nous puissions le découvrir ensemble". L'écho passe. on arrive à un moment délicat, il n'arrive pas à voir ta vessie. Je commence à stresser, à lui poser des questions du genre "on peut naître sans vessie?". Il me rassure, me dit qu'il faudra que je fasse contrôler. -ok. Et ça peut attendre mon écho de fin novembre ou pas? -oui oui. Mais vous avez une écho fin novembre? - oui cette écho est juste une écho de contrôle. - Ah ben par contre pour ce qui est du sexe vous le demanderez à la prochaine écho alors. 

Oups. Je sens qu'il n'est pas content, et la pique qu'il m'envoie vient blesser tous mes espoirs. Les larmes me montent, et coulent, mais je donne le change pour ne pas lui montrer. Après la déception de ne pas avoir mes hommes avec moi, l'inquiétude avec cette histoire de vessie, me voilà désemparée face à sa réaction. Il termine l'écho quelques secondes après et rallume les lumières. Je vais vite me rhabiller, les yeux brouillés par les larmes. Me mouche (hyper glam toujours ta maman, tu verras), je sens qu'il se tourne vers moi mais ne dit rien. Il revient sur une photo et me demande "votre premier c'est une fille ou un garçon. - Un petit garçon". Il me sourit, un sourire entendu, et moi je me dis "gros c** en fait tu sais mais tu veux pas me dire". Je sors et m'assois dans la salle d'attente. Quelques secondes après je le vois sortir avec un petit papier et chercher une enveloppe qu'il finit par me tendre... Ma précieuse:

J'en ai les larmes aux yeux. Elle est parfaite. J'avoue...j'essaie de lire à travers voir si je vois quelque chose, mais non rien. J'ai envie de le prendre dans mes bras. Il me reste encore à attendre le compte rendu que la secrétaire doit taper.

15 minutes plus tard, me voilà dans la voiture avec mon enveloppe à la main. Je raconte à ton papa mes péripéties. Non non je n'ai pas peur qu'il se moque. Mais il s'est un peu moqué quand même. On décide d'attendre d'être à la maison. Sept longues minutes pour arriver à la maison, puis encore quelques minutes pour changer le loustik. Enfin arrive le moment où on ouvre l'enveloppe. Je veux que ça soit à Lui d'avoir l'honneur d'ouvrir l'enveloppe. Mais il ne veut pas. Je l'ouvre alors, et je sors le petit papier côté monsieur pour q'il puisse la lire, mais en fait c'est moi qui ait l'annonce... et sur sa petite carte, il y avait ce joli mot d'écrit: 

Tu es une petite crevette!! Ma petite crevette!!! Notre petite crevette!!

Pour ma part, fille ou garçon ça m'était égal. Et on était d'accord pour dire que le tout étant que tu sois un bébé en bonne santé. Mais ton papa était ravi de cette nouvelle, il avait de plus en plus envie de découvrir son rôle de papa avec une petite puce, et moi j'ai hâte de t'acheter des petits vêtements trop mimi ;). 

L'émotion est intense depuis. Tu n'es plus un bébé, tu es ma petite fille. Ton grand frère ne comprend pas trop toute cette excitation, il a eu du mal à trouver son sommeil hier, demandant mes bras pour s'endormir le soir...J'ai hâte à présent qu'il sente, avec ton papa aussi, tes petits coups. Pour l'instant je suis la seule à percevoir tes légers mouvements, et quel bonheur ce sera de les partager avec eux. 

 

A très vite ma jolie crevette.

{Voilà vous savez tout, ou presque. J'espère que vous avez lu cet article au Second degré. Je me suis beaucoup caricaturée, mais en enlevant 10% de ce que je raconte, vous tombez sur la vraie moi ;).A bientôt}

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2016-10-05T11:02:13+02:00

Appelez-moi Madame...Enfin!!!

Publié par aupetitbonheur

Deux mois...Deux mois de mariage. Deux mois ou presque que je vous ai promis cet article pour partager avec vous ce moment merveilleux. Deux mois que tournent dans ma tête des phrases, des mots. Deux mois que je le mûris, le couve, revis cet instant pour trouver comment en parler en étant la plus proche de ce que j'ai vécu. C'est difficile de retracer une journée, des semaines de préparatifs, toute l'émotion engendrée, de parler si intime et si intense, en sachant qu'on sera lu. Des articles de jeunes mariées sur des blogs j'en ai lu pendant nos préparatifs, et j'ai si peur de perdre l'émotion en l'écrivant, que ce texte est enregistré depuis deux mois dans mes brouillons, repris chaque semaine, relu, corrigé, effacé, recommencé. Mais petit-à-petit les mots trouvent leur chemin, pour se coucher sur le papier, apprivoisés mais toujours émus.

 

Pour celles, et ceux peut-être, qui ont lu mon article précédent, vous savez donc que nous avons choisi de ne pas informer nos invités de la raison de leur venu. La plupart vous diront certainement qu'ils s'en doutaient. Evidemment un barbecue chez nous avec dress code ça sonne de suite un peu bizarre. L'idée leur était certainement passée à l'esprit qu'il se tramait quelque chose, ajoutez à cela le RDV à la cave à vin du village plutôt que chez nous. Toutefois l'émotion n'en a pas été moins intense. Les larmes, les éclats de rire, les étreintes amicalement amoureuses des gens que nous aimons nous l'ont confirmé. 

Encore aujourd'hui nous en entendons parler, parfois même par des gens que nous n'avons jamais vu, se faisant reprocher avec humour d'y avoir pensé avant d'autres, et surtout d'avoir osé. A chaque nouveaux repas à la maison, les copains s'attendent à ce qu'on leur prépare un méga truc. Mais que fait-on de mieux qu'un mariage?

Se marier ainsi n'a toutefois pas été sans conséquence, et cela implique malheureusement d'assumer d'autres émotions non invitées. L'absence des personnes invitées et chères à notre coeur, la rancoeur de celles qui ne l'étaient pas, n'en étant pas moins chères à nos coeurs. Nous avions fait le choix d'un mariage d'amis plus que de familles, invitant le minimum de personnes ces dernières. Certains ont vécu la nouvelle avec la bonté d'âme et le coeur que nous leur connaissions, nous félicitant et partageant notre bonheur. D'autres se sont simplement empressés de nous faire descendre de notre petit nuage de jeunes mariés plus vite que je ne l'aurais souhaité.

Et puis il y a eu tous ceux qui nous ont accompagné dans cette journée. Malgré notre mariage surprise, ils nous ont eux aussi réservé de jolies surprises, improvisées de fait, touchantes de maladresse et d'amour sincère: un arbre à empreinte qui trouvera sa place dans notre salle à manger, un discours ne me faisant pas regretter un maquillage waterproof, une chanson à demie connue et alcoolisée, une urne improvisée dans une caisse à champagne (que nous n'avions pas prévu par choix, invitant les gens à un mariage sans qu'ils le sachent nous ne souhaitions pas de cadeau),.. 

Deux mois après, je me rappelle le soulagement de voir mes deux amies arriver, une en voiture et une en train, la veille au soir, mes angoisses qu'elles ont su apaiser, même quand à minuit, tous couchés, je leur ai envoyé un message leur disant que j'avais totalement oublié de me faire les ongles (!!), leur présence le lendemain, au moment de passer 3h avec ma coiffeuse et maquilleuse et alors que tout était à faire, et leurs rires dissipant toutes mes craintes. Je me rappelle l'émotion de la meilleure amie de mon homme quand elle m'a vu dans ma robe, ses larmes puis les miennes. Celles de ma mère. Et celles de mon homme quand il m'a découvert. Je me souviens de son "OUI" qui a retenti dans mon coeur le faisant exploser de joie et faisant couler mes larmes. Mon envie de le serrer contre moi, mais devoir attendre à mon tour d'énoncer ce si petit mot, ces trois petites lettres qui vont marquer toute notre vie. Je me souviens des rires, des effluves d'alcool un peu trop présentes à mon goût, du goût du gâteau au chocolat, de la douceur et de la sérénité qui m'a envahi lors de notre première danse, de mon inquiétude à voir 15 "garçons" d'âge "mûre" (plus de 30 ans) mais pas si mûre que ça sauter dans ma piscine hors sol, le rire de mon fils courant dans mes bras un bonbon à la bouche et un à la main, les "mercis" de ceux présents, cette journée qui aura duré une éternité (plus de 12h de fiesta) mais qui le lendemain, une fois seuls à la maison, aura eu un goût de pas assez... On recommence quand déjà?

 

Appelez-moi Madame...Enfin!!!
Appelez-moi Madame...Enfin!!!
Appelez-moi Madame...Enfin!!!
Appelez-moi Madame...Enfin!!!
Appelez-moi Madame...Enfin!!!
Appelez-moi Madame...Enfin!!!
Appelez-moi Madame...Enfin!!!
Appelez-moi Madame...Enfin!!!
Appelez-moi Madame...Enfin!!!
Appelez-moi Madame...Enfin!!!
Appelez-moi Madame...Enfin!!!
Appelez-moi Madame...Enfin!!!
Appelez-moi Madame...Enfin!!!
Appelez-moi Madame...Enfin!!!
Appelez-moi Madame...Enfin!!!
Appelez-moi Madame...Enfin!!!
Appelez-moi Madame...Enfin!!!
Appelez-moi Madame...Enfin!!!

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2016-10-03T12:04:33+02:00

De nouvelles habitudes pour ma planète

Publié par aupetitbonheur
De nouvelles habitudes pour ma planète

Aujourd'hui j'ai une envie toute particulière de partager avec vous mon long et périlleux chemin vers une consommation avertie. Depuis plusieurs mois maintenant, je suis végétarienne, je fais attention à ce que nous mangeons (d'où viennent les produits, comment...) et à la façon dont nous consommons.

Ma première prise de conscience s'est vraiment faite à la naissance de mon fils, il y a bientôt 2 ans (non non la maman que je suis n'a pas du tout la larme à l'oeil en tapant ces deux petits mots...). Je consommais déjà bio, quand je trouvais, et je cuisinais au maximum moi-même. Mais cela se faisait plus dans l'intérêt de garder ma ligne, que pour une cause extérieure à moi, toute humaine que je suis, mon ego et mon egoïsme non épargnés.

Puis le petit loustik est né et les questions de son alimentation, de son hygiène, se sont posées. J'ai de suite opté pour des produits bio (laits maternisé bio, gels douches bio, crème bio...vérifiant chaque ingrédient, me renseignant sur les blogs dont j'avais connaissance).

Le changement pour nous, mon homme et moi, est vraiment survenu quand nous avons commencé à manger à table avec le petit, et donc comme lui. Il était hors de question qu'il ingurgite des produits si chimiques qu'on ne se souvient plus du goût réel de l'aliment. Et je suis vraiment passée au bio. Pas encore à 100%,mais je pense à 70% facilement. Fuits, légumes, produits laitiers, biscuits, ingrédients de base sont bio. C'était notre première étape.

Un jour je suis tombée sur cette vidéo https://www.youtube.com/watch?v=WGjpqUUpqmI. Elle ne dure qu'une minute, je vous invite à y jeter un oeil. Elle montre un enfant qui sort d'un cours sur l'environnement. Sa colère, ses larmes, son incompréhension face aux comportements des adultes envers notre planète ont été pour moi un vrai choc. Je me suis dit:" je ne veux jamais que mon fils est à ressentir ça. Je veux lui inculquer les valeurs qui prennent soin de la Terre sur laquelle il vit, cette Terre qui nous héberge, et à qui nous devons tout". Cette vidéo a été la graine qui a permis à ma sensibilité face à l'environnement de germer. Elle a été arrosée grâce aux interventions sur son blog de BananaPancakes dont les articles m'ont réellement interpelé sur notre action sur l'environnement.

Aujourd'hui je suis dans une démarche de réduction de mes déchets, et je suis devenue végétarienne. Une seule et unique vidéo a été à l'origine de la concrétisation de ce mode de vie. Evidemment ma sensibilité avait été aiguisée au fils de mes lectures, de mes échanges (notamment sur instagram), mais cette vidéo a fini de me convaincre à passer à l'acte. C'est Philip Wollen, (clique sur son nom pour avoir la vidéo) activiste australien, qui est un défenseur de la cause animale. Le débat porte sur l'interdiction de la viande sur les menus.Son discours est très engagé. C'est très extrême pour certains, et j'avoue ne pas être certaine d'être totalement en accord avec lui. Toutefois, je t'invite à regarder cette vidéo. Ce qu'il y dit est édifiant, et nous devons arrêter de fermer les yeux. J'ai soulevé quelques unes de ses phrases, il était difficile de ne pas tout retranscrire tant tout est saisissant. Mais je te donne à lire celles qui m'ont, très personnellement, le plus touché.

"90% des poissons de petite taille sont broyés pour nourrir le bétail. Les vaches végétariennes sont aujourd'hui les plus grands prédateurs marins".

"Seulement 100 milliards de personnes ont vécu sur terre, 7 milliards y vivent aujourd'hui. Et nous torturons et tuons 2 milliards d'animaux chaque semaine. 10000 espèces sont anéanties chaque année par les actions d'une seule (...) si un autre organisme agissait ainsi, les biologistes l'appelleraient un virus."

"Il faut 50 000 litres d'eau pour produire 1kg de viande de boeuf. 1 milliard de personnes aujourd'hui ont faim (...) réduire la viande de seulement 10% nourrira 100 millions de personnes".

"Le gaz à effet de serre provenant de l'élevage de bétails est 50% plus élevé que celui des transports."

"Les pays pauvres vendent leurs céréales à l'occident alors que leurs propres enfants meurent de faim dans leurs bras. Et nous en nourrissons le bétail pour pouvoir manger un steak? Suis-je le seul à voir cela comme un crime?"

Je finirais sur cette phrase, par peur de vous retranscrire la totalité de la conférence. La vidéo ne dure que 10min. Je crois qu'aujourd'hui nous n'avons plus le droit de ne pas vouloir savoir, de fermer les yeux. Peut-être que cette vidéo ne vous amènera pas à devenir végétarien, mais au moins vous serez devenus des consommateurs avertis.

Aujourd'hui je fais mes plats maison en choisissant des ingrédients avec moins de déchets possibles. Prends un paquet de biscuits dans ton placard. Il y a entre 2 à 3 emballages pour 20 biscuits (la boite en carton, le sachet plastique et le "tiroir" dans lequel ils sont rangés). Faire des cookies maison, et healthy et bio, me prends 30min de préparation, 1h au frigo et 10min de cuissons. J'ai alors 30 biscuits qui me font la semaine avec un coût moyen de 1,50Euros en utilisant des produits bio. Mes déchets sont réduits puisque mon paquet de farine fait une dizaine de fournées, tout comme mon paquet de sucre. Et je sais exactement ce que je mets dedans, je dose mon sucre, mon chocolat, et mon beurre, pour que ça soit le moins gras et le moins sucré possible tout en restant des plus appétissants.

Et oui je n'ai pas toujours envie de cuisiner. Parfois j'ai une flemme atroce. Alors je sors de mon congel les petits plats préparés à l'avance, plutôt qu'un plat tout prêt où la sauce tomate contient 2% de tomates et 10% de sucres.

Un dernier argument, et pas des plus négligeable pour notre tendre et universel égoïsme. En changeant nos habitudes nous soulageons non seulement la Terre des maux que nous lui infligeons, mais son prenons aussi soin de nous, de notre santé.

Enfin j'entends souvent cette phrase qui me débecte, et qui pour moi est l'argument de ceux qui n'ont rien compris "oui mais personne le fait alors je vais pas le faire". Je crois que nous devons arrêter de nous voiler la face, et d'attendre que les industriels et les gens au pouvoir changent les choses. C'est parce que nous changerons qu'ils changeront leur façon de produire. C'est parce que la pression de notre demande sera tellement forte qu'ils devront changer l'offre. Quand nous arrêterons de consommer comme des inconscients égoïstes, ils arrêteront de nous traiter comme tels. Et c'est en discutant ensemble que nous progressons, que nous avançons. C'est parce que j'ai été sensible à ce que me disait un tel puis un tel que j'ai décidé de faire des recherches sur un autre mode de vie. Et quand je discute avec une amie de ma lessive maison, et qu'elle décide d'en faire de même, que je poste une photo sur ig de moi ramassant et jetant des déchets trouvés sur les trottoirs, ces trottoirs même sur lesquels jouent nos enfants, et que j'ai en commentaire "ca me choque toujours, mais je ne le fais jamais, maintenant je vais le faire", ou qu'en partageant une recette végétarienne "ah mais en fait on peut manger végétarien et gourmand, ca donne envie"...ce sont ces échanges là qui me font dire que petit petit on y arrivera à prendre soin de cette planète qui le mérite tellement.

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2016-09-17T13:11:27+02:00

Appelez moi Madame...Enfin presque...

Publié par Virginie

Vous avez été nombreuses à me demander sur instagram des détails concernant le mariage de Monsieur G et moi-même, samedi 10 Septembre. Grosse surprise sur la sphère Instgram mais aussi dans nos sphères familiales et amicales. Je vous dévoile un peu plus tout ça.

La demande :

Vous avez été un certains nombres, et ce même dans nos amis, à me demander si Monsieur m’avait fait une demande… Souvenez-vous, pour celles qui me suivaient sur mon ancien compte ig… Noël 2013, sous les tropiques. un immense paquet m’attend « au pied » du sapin. Il est tout léger et pourtant hors norme. A l’intérieur, après l’ouverture d’une dizaine de boite et le farfouillage dans une centaine de boule de papier je découvrais une toute petite boite bleue… Ce cadeau n’avait été accompagné d’aucun mot. J’avais attendu quelques jours pour demander à mon cher et tendre à quel doigt je devais mettre la fameuse. (bah quoi on sait jamais, je ne voulais pas faire ce truc qu’on fait si bien nous les filles, interpréter !!). Il avait alors répondu que ça irait très bien à mon annulaire…. Danse de la joie ! Puis plus rien… L’homme ayant un grand besoin de temps pour intégrer les choses, je ne suis pas revenue là-dessus. Pas la peine de le presser, la bague est là, certainement pour me dire d’ailleurs « maintenant tu m’as arrête de parler mariage ». Quatre longs, très longs, mois passent… 12 Avril 2014, nous avons appris la veille qu’un heureux événement avait choisi de faire son logis dans mon bidou. Après une soirée passée loin l’un de l’autre, c’est le moment où nous nous retrouvons pour réaliser cet immense bonheur ensemble. Grasse mat’, on pouvait encore, rires, câlins… entre deux fous rire, alors qu’il me refait, m’imaginant dans 7/8 mois en mode baleine tentant désespérément de sortir du lit, il me prend dans ses bras et me dit LA phrase « j’ai envie qu’on se marie ». Le moment le plus romantique, le plus doux, le plus intense… Qui se concrétisera 29 mois après. Non pas parce que nous avons mis 29 mois à préparer ce mariage, mais parce que nous avons rencontré quelques difficultés d’accordement quant au mariage désiré….

Mariage de rêve de petite fille versus mariage de rêve de monsieur :

Le mot MARIAGE a été prononcé ! tous aux abris !!! je sortirais presque le cahier que je tiens depuis enfant avec toutes les idées/inspi que j’y ai mis dedans… Ben oui, y a 20 ans pinterest n’existait pas. Il a de la chance, Monsieur G., parce que mon cahier je ne sais plus où je l’ai mis…Mais deux jours après j’ai trouvé le domaine, la date, j’ai appelé, pris RDV…la totale… Le mariage se fera en métropole, près de nos proches pour la cérémonie laïque (quoi ? une cérémonie laïque ? Premières sueurs froides pour l’homme). Mais je veux me marier avant la naissance de l’asticot qui pousse dans mon ventre, et on ne prévoit pas de retour avant l'hiver. Donc septembre juste la mairie ici, avec en témoin nos amis de l’île de la réunion.

Et le nombre d’invités ? oh juste 120/130. Normal quoi pour un mariage.

Et le budget ? allez chéri je suis sympa on se met un max de 15000Euros…c’est la moyenne pour un mariage français… Euh c’est moi où il a avalé de travers sa propre salive ?

C’est marrant, parce qu’en même temps que je tablais comme une acharnée là-dessus (et sur la déco de la chambre du futur petit asticot), je sentais bien que quelque chose me gênait. Mais je refusais de mettre de côté mes ambitions de petite fille, mon rêve d’être une princesse pour une journée. Et pourtant plus les semaines passées, plus je me désintéressais de ce mariage là… Mais je gardais à l’idée la mairie en septembre à la Réunion. Enceinte alors de 7 mois, je me voyais déjà dans une robe évasée qui mettrait en valeur mon ventre rond. Mon amie de cœur, ma première rencontre, mon premier coup de cœur amical sur l’île serait ma témoin. Ses papiers étaient signés, la date fixée, le dossier pour ma part rempli. Il est resté 2 mois posé sur la table du salon. Monsieur G. n’a jamais rempli ses papiers. Le jour J, c’est les yeux plein de larmes, mon ventre tout rond n’étant pas drapé dans une robe fluide le mettant en valeur, que je me suis saisie du tout, l’ai déchiré et mis à la poubelle. J’ai été profondément blessée. J’ai compris après, bien après, que ce mariage que j’avais tout organisé il ne l’envisageait pas comme ça, que pour lui la mairie ça n’était pas « juste la mairie », que c’était important, et qu’il refusait de le faire sans sa famille et ses amis. J’ai compris que ce mariage j’avais beau en avoir rêvé depuis enfant, c’était le sien aussi, et qu’il devait nous correspondre à tous les deux. Et les mois sont passés. L’arrivée de notre fils nous a pleinement occupé, puis le retour en métropole, notre installation, la gestion des inattendus, des déceptions, des doutes, des inquiétudes, mais aussi la joie et le bonheur de retrouver nos proches.

Virginie entre à nouveau en phase de réflexion :

Bah oui malgré tout moi ce mariage j’en avais envie… mais plus de la même façon, comme cette petite fille rêveuse, et plus pour les mêmes raisons. Ma priorité : porter le même nom que les deux hommes de ma vie. Ma deuxième priorité : faire un mariage qui nous ressemble. Ca fait longtemps que je ne rêve plus d’être une princesse. J’ai d’ailleurs abandonné tous les hommes (bah oui y'en a eu beaucoup ;)) qui me mettaient à cette place de femme princesse dont il fallait assouvir les moindres désirs. Ma vie ce n’est pas ça. Je suis une jeune maman, pas tout à fait active, mais active chez Popol (entendre pôle emploi) quand même, amoureuse, qui aime la simplicité. Je me suis posée dans un petit village rural de 2000 habitants dans lequel j’adore vivre. Chaque matin y croisait les mêmes personnes, se dire bonjour d’abord, timidement, puis oser demander comment ça va aujourd’hui, puis petit à petit en apprendre un peu plus.

Au début du mois de mai, par une belle journée de printemps, je suis reçue par une amie. Une ancienne collègue de boulot, d’il y a quelques années, avec qui j’ai gardé contact et que j’adore par-dessus tout. J’aime sa force, sa simplicité, sa douceur, son écoute…toujours de bons conseils. Ma Nathalie, si tu passes par là, et comme je te l’ai déjà dit, c’est grâce à toi que j’ai eu le mariage de mes rêves, je ne t’en remercierais jamais assez…

Donc je suis chez elle. Elle marie sa fille en juillet, et naturellement nous parlons mariage. Je lui raconte nos premiers déboires, et mon inquiétude à remettre le sujet sur le tapis. Et là elle me pose LA question, celle que je ne m’étais pas vraiment posée, prise dans ce qu’est un mariage dans notre société, dans ce qu’on attend d’un mariage. Elle me demande « Mais toi tu le vois comment ton mariage ? Tu veux quoi ? »

C’est ici que l’idée a commencé à germer, pour se construire ensuite avec mon homme. A Nathalie, j’y ai parlé d’un mariage bonne franquette, où chacun vient comme il a envie, chacun amène quelque chose. Rien d’extravagant. Un repas entre amis où on en profite pour passer à la mairie. Ou une surprise. On invite les gens pour un repas à la maison et en fait on passe à la mairie. Cette conversation me grise. J’y pense et repense les jours qui viennent. En fait c’est ça que j’aimerais. 40 personnes, dans notre jardin, pas de prise de tête, quelque chose de décontracté, mais avec une déco mariage quand même (je reste une fille hein...!!).

Quelques jours après, un peu la boule au ventre je me lance auprès de l’homme. Aurais-je enfin trouvé la bonne formule pour devenir Madame G. ?

Commencer à réfléchir sérieusement à se marier :

Amorcer cette discussion était vraiment source anxieuse. Vous savez quand vous vous voulez parler de quelque chose d’important pour vous, que vous guettez chaque instant où vous pourriez le glisser, vous raviser, retenter… J’ai finalement tenté : « au fait j’ai repensé au mariage (tête décomposée de l’homme, je continue quand même). Tu vas rire. Mais bon je trouve ça pas mal. Tu sais l’autre jour j’ai été chez Nath et sa fille se marie, et on a discuté. En parlant avec elle m’est venu cette idée… » Et je lui raconte le mariage surprise, un barbuc, bonne franquette, chacun amène quelque chose. Pas de prise de tête. On le fait dans le jardin, ce qui nous limite en nombre d’invités, et nous évite de trouver une salle… Après quelques minutes de discussion Monsieur G. me dit « Oui, ca me convient, je me vois bien me marier ainsi ».

La suite, les préparatifs, les doutes, les compromis puis le jour J, au prochain épisode...

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2016-05-03T18:25:41+02:00

Billet d'humour ou comment je me suis remise à la cire après 10 ans de rasoir...

Publié par Virginie
Billet d'humour ou comment je me suis remise à la cire après 10 ans de rasoir...

Hello par ici,

Ce soir j'ai envie de partager une expérience avec vous pas très glam mais qui vous donnera peut-être le sourire.

Vous ne me connaissez pas ainsi, mais je suis une phobique du poil. Je déteste ne pas avoir les jambes, aisselles et maillot tout nets. De fait, il y a 10 ans de ça, je suis passée au rasoir. Le rêve pour moi. Bah oui, un poil qui dépasse, et oust un coup de rasoir sous la douche et ma peau est toute douce. Il faut préciser que j'ai une peau et des poils de blonde. Du coup je n'ai pas les petits points et les poils drus à la repousse. Puis ayant vécu quelques temps à la réunion et ne prévoyant pas 48h avant mes envies de plage, le rasoir a été un allié de taille dans cette vie pleine de surprise.

Mais voilà, dans ma quête, comme beaucoup d'entre nous, d'un corps dans lequel je me sens bien, j'ai fait quelques recherches intitulées "avoir de belles jambes". C'est ainsi que je suis tombée sur Instagram sur une fitness girl au corps de rêve (entendre par là mensurations parfaites, sourire signal white et bronzage à couper le souffle alors que nous sortons difficilement de l'hiver, et elle aussi apparemment en parisienne qu'elle est...). Cette nana à faire bader les nanas expliquait comment avoir des jambes de rêve. Je vous passe la dizaine d'exercices physiques qu'elle décrivait, j'ai été fatiguée rien que de les lire alors en parler...non... Elle disait aussi que le must en terme d'entretien des jambes est l'épilation à la cire!!! Mes poils ont crié, mes jambes se sont repliées sous moi comme dans un réflexe de protection... Aïe...la cire...mauvais souvenirs dans ma petite tête qui s'était convaincue par tous les moyens que le rasoir c'était top. Mais quand même...ses jambes quoi!?

Dans le même temps je tombe sur l'article du blog de peau-neuve (dont je ne fais plus la pub tant vous en avez entendu parler par ici ces derniers temps, mais je vous quand même le lien de l'article) qui parle de faire sa cire soi-même comme du caramel! Elle dit même que c'est super simple! Alors là je n'ai plus d'excuse. Je prends RDV avec moi-même pour le vendredi 29 avril (vendredi c'est cocooning! et oui!! Y en a qui ont de la chance, elles travaillent pas ;)). Et je laisse pousser mes poils pendant deux semaines et demie... Une vraie torture. Moi la maniaque du rasoir qui fait grincer mes jambes et mes aisselles sous sa lame tous les deux jours et mon maillot une fois par semaine! Mais je tiens bon! Merci à mes règles qui sont arrivées sur cette semaine, et merci à mon homme de n'avoir rien relevé de la situation!

Arrive le 29 avril. Je suis équipée. Eau ok. Sucre ok. Citron ok. Bande à épiler ok. J'ai pas encore regardé les vidéos Youtube pour la marche à suivre. Mais peau-neuve dit que c'est facile, alors je peux le faire. Dans ma tête le programme est ficelé. Bah oui, je suis une grande anxieuse alors je prévois tout à la minute pour mieux me préparer. Après ma sortie run du matin, je prépare ma cire. Et après le repas oust j'attaque. A 16h30 je dois récupérer le loustik, c'est bon je suis large. C'était sans compter sur mon homme qui a 10h30 décide de changer de disposition les pièces de la maison, avant de s'enfuir à midi pour son travail... me laissant ainsi seule avec le rangement et le ménage. Bah quoi? t'es au chômage t'as rien de prévu, non?Non non c'est connu quand on est au chômage on fait rien de sa vie. 13h50, enfin devant ma cuisinière. Une vidéo youtube sur le téléphone dans une main, une cuillère en bois dans l'autre pour remuer de temps en temps mon mélange... La vidéo va plus vite que moi, et là surprise. Je m'aperçois qu'il faut travailler le caramel...longtemps...très longtemps...trop longtemps. Attends on rembobine ma caille. Il est 14h, j'ai deux demies-jambes (je passe mon tour pour cette fois pour les cuisses), deux aisselles et le maillot à me faire en 2h30, et il faut que je travaille le caramel?! Noooooonnnnn!!!!! Bon on éteint tout. Et maintenant je fais quoi... Je continue ma transformation en femme de cro magnon là?. Trois solutions s'offrent à moi... je continue mon chemin pour la victoire des poils, je me rase (quoi tout ça pour ça???), ou je file chez intermarché m'acheter une cire toute prête. Au vu de la photo présentée ci-dessus vous connaissez l'option choisie. Alors j'ai pris celle où il y avait le moins de truc ajouté possible. Je l'ai payé environ 4,80Euros, soit 8 à 10 fois plus cher qu'une maison. Mais je l'ai mise 40sec au micro-onde et c'est parti mon kiki! (ringarde moi? pfff n'importenawak!)

Je parle je parle, enfin j'écris, j'écris, mais voilà le moment où je me suis sentie seule avec ma cire. Déjà, c'est quoi ce bâton pour appliquer la cire? Il a un côté pour chaque partie du corps mais franchement j'ai pas compris. Il est passé où le bâton tout simple de mes 16 ans? Ensuite entre en scène les grands instants de solitude: le moment où tu n'en mets pas assez, celui où tu en mets trop et que t'arrive plus à décoller la bande,et que tu te tues la peau, celui où tu repasses 5 fois sur le même poil qui ne veut pas partir (je sais ils disent de ne pas passer plusieurs fois, mais il était hyper rebelle), tu es rouge, en sueur (ils disent qu'il faut pas transpirer ils sont marrants, même le talque n'y a rien fait), tu as de la cire partout sur le soutif, le short, tu as du refaire chauffer ta cire 5 fois, le pot est soit disant pour 3 utilisations et toi t'en es déjà à plus de la moitié, et l'arrière de tes jambes n'est toujours pas fait parce que tu n'y arrives pas (comment on fait sans en mettre partout?!)... bref. J'avais mal à mes aisselles, j'étais fatiguée de cette lutte avec moi-même, le bâton et les bandes... je suis passée sous la douche et j'ai fait mon maillot au rasoir...fière de moi quand même. Je recommencerai pour les jambes (même s'il faut vraiment qu'on m'explique comme faire l'arrière) et peut-être pour les aisselles...mais chez une esthéticienne la prochaine fois.

Et vous? Cire? Rasoir? Épilateur? Des techniques?

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